Les sédiments de la Loire

Les sédiments présents dans la Loire proviennent de l’érosion des sols de l’ensemble du bassin versant. L’énergie de l’écoulement (le débit) et le poids de la particule (la granulométrie) règlent leur déplacement suivant trois modes de transports du fond vers la surface : roulement, saltation, suspension.

Les apports solides augmentent avec le débit, particulièrement en montée de crue et d’autant plus qu’elle est précédée d’une longue période de faible débit. Ils sont estimés a 1,1 million de tonnes par an, dont 800 000 tonnes pour les matières en suspension auxquelles s’ajoutent 300 000 tonnes pour le transport par charriage (saltation et roulement).

Un estuaire de sel et de vase, un fleuve de sable © GIP Loire Estuaire

La taille des sédiments dans le lit de la Loire varie d’amont en aval et latéralement, entre le chenal et les rives. Les sédiments sont plus grossiers et sableux en amont, plus fins et vaseux en aval du fait de la présence du bouchon vaseux, présent toute l’année dans l’estuaire et qui contribue à la formation et au maintien des vasières. Il se constitue à l’aval de Nantes et se déplace au gré du débit du fleuve et de la marée ; il est majoritairement détecté à Cordemais, mais il est d’autant plus étendu et volumineux que le coefficient de marée est élevé et le débit faible. Dans ces conditions, il est entraîné en amont de Nantes.

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